dans  ici   2020

Une nouvelle fois, j'explore le proche. Et cela avait commencé bien avant ces mesures de confinement qui nous sont imposées cette année, les premières Suites nommées ici-même datent de 1993-1994. C'est toujours avec étonnement que de nouvelles images apparaissent. On pourrait penser que l'habitude émousse le regard et donnerait envie de déplacements lointains pour le ré-aiguiser. J'aurais tendance à penser le contraire, c'est le fait même de ne pas bouger qui rend toute circonstance nouvelle si forte, on a peine à croire que c'est encore possible que ce nouveau surgisse dans ce continuum si connu. Il suffit d'une lumière ce jour là, à ce moment là, tombant sur ces choses mises là, dans cette configuration singulière, pour donner l'envie d'aller chercher l'appareil et faire cette photographie qui sera elle aussi unique. J'ai appris que ces circonstances précises ne se reproduiront plus. Je retiens dans ce projet les photographies qui montrent précisément le lien organique qui s'établit entre ce qui est vu et la lumière. Quelque chose de très intime, au delà de ce qui est personnel et qui compte peu, est dévoilé de cet existant dans ici

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