Désordres   1987-1988



Suite aux paysages en transformation, mon intérêt se porte à nouveau sur ce qui n’est pas fixe, ce qui ne s’est pas figé dans une forme ou devenu immuable, ces désordres. Intérieurs, où la structure fixe, architecture, disposition des meubles, est tenue à distance, est contestée par les objets, choses, vêtements posés ici ou là, sans aucune volonté de composition. Je relève ces états. L’écriture photographique fait que de nombreuses fois, on m’a demandé si ces photographies n’étaient pas des mises en scène. Quant on fait une photographie, on réalise un processus de recomposition en temps réel. Et c’est ce qui donne l’impression d’une possible mise en scène. La façon de composer avec les couleurs participe aussi de ce sentiment d’être face à une recomposition.




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