Bois graphités    2010-2011



Sur le chemin de l'appartement à l'atelier, je récupère différentes choses, et je commence à m'intéresser à des morceaux de bois usagés, dont la fonction d'origine est peu évidente. Je suis tout particulièrement attentif dans mon choix aux dimensions et aux formes. Après diverses expériences, je commence à recouvrir très complètement la surface visible de graphite. Le bois se dissimule sous cette couche grise très sensible aux reflets de la lumière. Ils ont une deuxième vie, sauvés in extremis d'une destruction sans doute par le feu. Ils sont accrochés par la suite sur le mur, présents dans leur effacement, en relation ou non avec des photographies. Je pense que le geste de recouvrir la surface de graphite s'apparente à celui du photographe qui unifie toutes les surfaces de matière présentes dans la réalité, et qui deviennent dans l'image, surface de papier photographique.



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